Savoir où l’on va… une question d’alignement
- Nella Suter-Luchetti

- 17 févr.
- 2 min de lecture
« Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va. » — Sénèque
On entend souvent cette phrase comme une invitation à se fixer des objectifs. Pour moi, elle parle surtout d’alignement.
Savoir où l’on va ne signifie pas tout contrôler. Cela signifie être en cohérence avec ce qui est profondément juste pour soi.
Avant même de définir une destination, il y a une question plus essentielle : suis-je en train d’avancer dans une direction qui me ressemble ?
Le flou comme étape de maturation
Lorsque j’ai commencé mes études en PNL (Programmation Neuro-Linguistique) et en Hypnose Ericksonienne, je savais que je voulais ouvrir mon cabinet. L’intention était claire.
Mais la forme que cela prendrait ne l’était pas.
Je ne savais pas encore quelle serait ma spécialité, ni de quelle manière j’allais accompagner. Ce flou n’était pas une hésitation. C’était une période de maturation.
Avec le temps, l’accompagnement d’une thérapeute et d’une coach, et un travail intérieur en profondeur, les choses se sont précisées. Non pas parce que je les ai forcées, mais parce que j’ai accepté de laisser émerger ce qui faisait réellement sens.
La clarté ne se décide pas. Elle se construit.
Avancer à son rythme
Le chemin n’a pas été linéaire. Il y a eu des doutes, des remises en question, des ajustements.
Mais une chose est restée constante : le respect de mon rythme.
Aller trop vite peut brouiller les repères. Attendre indéfiniment peut figer le mouvement. Trouver son tempo, c’est apprendre à écouter ses besoins, son énergie, ses limites.
Se respecter, c’est aussi cela : accepter que certaines décisions demandent du temps.
Une direction qui s’impose naturellement
Aujourd’hui, ma spécialisation en gestion émotionnelle (stress, anxiété, angoisse...) s’est imposée avec évidence.
Non pas comme une stratégie. Mais comme une cohérence.
Les émotions sont au cœur de nos choix, de nos blocages, de nos élans. Lorsqu’elles sont incomprises ou envahissantes, elles peuvent nous déstabiliser profondément. Lorsqu’elles sont accueillies et régulées, elles deviennent des repères puissants.
À travers la PNL et l’Hypnose Ericksonienne, j’accompagne celles et ceux qui souhaitent retrouver cette stabilité intérieure. Non pas pour supprimer leurs émotions, mais pour apprendre à naviguer avec elles.
Le cap intérieur
Avoir un cap ne signifie pas rigidité. Cela signifie savoir ce qui compte.
Lorsque vos valeurs deviennent votre boussole, les décisions se simplifient. Lorsque votre direction est alignée, les ajustements ne sont plus des échecs, mais des réorientations naturelles.
Aujourd’hui, je sais où je vais, non pas parce que tout est défini, mais parce que la direction est intérieurement claire.
Le cap est posé.
Et j’ai la conviction profonde qu’à partir du moment où l’on avance en cohérence avec soi-même, le vent finit toujours par devenir favorable.




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